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Au sommaire en octobre 2011 :
- Le billet d'Elsa Fayner :
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Démarche RSE oblige, de plus en plus d’entreprises tentent de mettre en place des actions de solidarité et d’y faire participer leurs collaborateurs.
Pour les accompagner dans leurs efforts, il existe plusieurs dispositifs, notamment le mécénat de compétences et le congé de solidarité internationale.
Le concept : l’entreprise encourage ses salariés à mettre leurs compétences à la disposition d’associations.
Les collaborateurs de GDF Suez par exemple peuvent s’engager auprès de l’un des quatre organismes sélectionnés par le groupe en mettant à son service leur expertise en matière de comptabilité, de finance, de communication…
Bénéficiant d’une exonération fiscale depuis la loi Aillagon de 2003, le mécénat de compétences s’impose de plus en plus comme moyen d’agir en faveur de la solidarité en entreprise.
Le CSI permet au salarié de partir à l’étranger pour une mission d’entraide, et ce pour une durée pouvant aller de deux semaines à six mois.
Il doit pour cela justifier d’au moins un an d’ancienneté dans l’entreprise et adresser une demande à son employeur, lui exposant l’identité de l’une des 141 associations agréées avec laquelle il souhaite partir, ainsi que son activité. Pendant le congé, le salarié n’est pas rémunéré et son contrat de travail est suspendu.
Toutefois, cette période est comptabilisée comme travail effectif pour le calcul de l’ancienneté, et à son retour, le collaborateur retrouve le poste qu’il occupait au moment de son départ. De plus, le congé de solidarité internationale ne peut être déduit des congés annuels.
Certaines entreprises vont au-delà de ces cadres établis en créant leur propre fondation, à l’image de Veolia Environnement.
Le groupe laisse le choix à ses salariés : ils peuvent devenir parrains d’une initiative au niveau local à laquelle la Fondation apportera son soutien financier, ou s’engager dans le réseau de volontaires Veoliaforce et être envoyés dans divers pays en cas de besoin.
C’est ainsi que ces volontaires sont intervenus après le séisme à Haïti l’année dernière et ont apporté leur soutien et leurs compétences au Moyen-Orient ainsi qu’au continent africain au cours de l’année 2008.
Outre une motivation purement altruiste, mettre en place une action de solidarité permet aux entreprises de renforcer les liens entre leurs collaborateurs et de favoriser la cohésion interne en mettant l’accent sur une culture et des valeurs.
Par ailleurs, pouvoir communiquer à l’externe sur ce type de politique aide à développer une image positive et à attirer les jeunes talents, particulièrement sensibles aux engagements citoyens de leur futur employeur.
En bref, un moyen efficace de mettre en relation recrutement, communication, fidélisation et philanthropie.
Quant aux salariés, ils peuvent profiter de ce type d’actions pour acquérir de nouvelles expériences et compétences, puisque certaines de ces missions de solidarité s’accompagnent de formations aux problématiques spécifiques des associations concernées.
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