|
|
|
|
Au sommaire en Janvier 2012 :
- Billet de Gaëlle Picut :
- Dossier :
- Débat :
- Question RH :
- Zoom région :
- Focus salaires :
- Vidéo :
- Sondage :
- Archives des précédentes Newsletters
|
Partager |
La réussite professionnelle est une notion difficile à définir.
Existe-t-il des signes infaillibles pour la décrire ? Si oui, quels sont-ils ?
Le salaire, le niveau hiérarchique, la notoriété, l’influence ou encore les les emplois créés, le nombre de personnes encadrées, les bénéfices réalisés ?
Et ces signes plutôt classiques sont-ils toujours efficients ?
En France, la réussite professionnelle n’est pas toujours très bien perçue, elle suscite des sentiments contrastés, entre admiration et jalousie.
S’il y a des réussites que l’on respecte, d’autres sont regardées avec méfiance. On admirera aisément un chirurgien qui a réalisé avec succès une opération à haut risque mais un homme d’affaires à l’ascension fulgurante et flamboyante pourra être regardé avec suspicion.
Un exemple de réussite qui suscite l’adhésion est celle de Michel et Augustin. Partis de presque rien, ils ont réussi à créer une belle PME qui fait naître la sympathie.
Pourquoi ? Parce que leur réussite ne représente pas seulement une croissance rapide, une bonne santé financière, des emplois créés, mais aussi parce que leurs créateurs affichent certaines valeurs et que leurs produits sont sains et font sens.
Ainsi, la réussite ne saurait être purement financière et individuelle, elle nécessite un aspect social et humain pour être considérée comme telle.
Quant à la réussite professionnelle au niveau individuel, chacun y met un sens bien particulier selon ses valeurs, ses objectifs, ses rêves, son éducation, son âge, etc. Le genre semble également un élément différenciant.
Ainsi, si certains critères semblent communs aux hommes et aux femmes, tels qu’un métier valorisant et choisi, la progression, la reconnaissance ou encore l’accès à un certain pouvoir, la possibilité de faire avancer ses idées, la réussite au travail semble vécue différemment selon le genre.
Pour schématiser, il existerait un modèle de réussite plutôt masculin et un autre plutôt féminin. Bien évidemment, dans la réalité, ces modèles ne sont pas aussi tranchés !
Réussir au travail pour les hommes serait davantage associé au pouvoir, au statut social, aux signes extérieurs de richesse tandis que pour les femmes, le sentiment de réussite professionnelle serait davantage lié à l’atteinte d’un équilibre entre vie perso et vie pro et à l'épanouissement personnel.
La réussite des hommes serait davantage centrée sur les parcours professionnels et basée sur des critères objectifs et externes (rémunération, avantages, titre, etc.) tandis que celle des femmes serait plus large, et basée sur des critères davantage subjectifs et psychologiques. La réussite au travail au féminin privilégierait la qualité du travail et l'équilibre de vie. Elle serait davantage autocentrée et intériorisée.
Mais les modèles dits masculins évoluent. Réussite personnelle et professionnelle s’entremêlent et deviennent plus que jamais interdépendantes comme le prouve l’importance croissante que les salariés, hommes et femmes, accordent à la problématique de la conciliation vie privée / vie pro.
Gaëlle Picut
J’ai eu un vrai coup de cœur pour le livre C’est quoi ce travail du reporter-photographe, François-Xavier Seren publié chez HC Editions.
Il s’agit à la fois d’un documentaire (avec une cinquantaine de beaux portraits en noir et blanc) et d’une analyse sociologue.
A chaque personne rencontrée, François-Xavier Seren a posé trois questions :
« Quelle place occupe le travail dans votre vie ? », « L’avez-vous choisi ? » et « Combien de temps y consacrez-vous ? ».
Certaines personnes évoquent longuement leur travail, d’autres sont beaucoup plus lapidaires. On croise des hommes, des femmes, des jeunes, des seniors, des métiers manuels et intellectuels, des personnes en poste, au chômage ou à la retraite, etc.
Des sentiments très divers surgissent : la fierté, la lassitude, le plaisir, la souffrance…
Cet ouvrage montre bien que le sentiment de réussite au travail relève au moins autant de critères subjectifs qu’objectifs et que trop souvent les conditions et l’organisation actuelle du travail empêchent de ressentir des sentiments d’épanouissement et d’accomplissement professionnels.
|
Gaëlle PicutJournaliste depuis 10 ans, je me suis plus particulièrement spécialisée dans les thématiques Emploi et Société. J’aime décrypter le monde de l’entreprise, dans lequel j’ai évolué plusieurs années avant de devenir indépendante.
Par ailleurs, j’anime depuis trois ans En aparté, un blog consacré à la conciliation vie privée / vie professionnelle et aux valeurs autour du travail.
Enfin, j’aime souligner qu’en plus de mon expérience professionnelle, j’ai également quatorze années d’expérience conjugale et parentale (x3) car je suis persuadée que toutes ces expériences de vie s’enrichissent, même si elles sont parfois difficiles à concilier !
Consulter son blog "En aparté"
|