La réussite professionnelle d’un salarié est-elle corrélée à celle de son entreprise ?

Débat : La réussite professionnelle d’un salarié est-elle corrélée à celle de son entreprise ?

Grandir avec son entreprise, c’est possible

« Une société en phase de croissance peut offrir à ses collaborateurs des trajectoires de carrière intéressantes et rapides ainsi qu’un environnement de travail stimulant », Fabienne Guérin, directrice des ressources humaines du groupe Technitoit.

Qui dit réussite, dit reconnaissance

« L’homme n’est pas suffisamment au centre des préoccupations managériales et les entreprises mettant en place un plan de développement individualisé pour aider les salariés à étendre leurs champs de compétences se font trop rares », Jean-Michel Rolland, consultant formateur en management de proximité et à distance et enseignant chercheur à l’Institut supérieur de l’électronique et du numérique (ISEN) à Toulon.

Débat : la réussite professionnelle d'un salarié est-elle corrélée à celle de son entreprise ?

La réussite professionnelle a toujours été au cœur des préoccupations des salariés.
Si les récents soubresauts de la crise économique ont profondément fait évoluer ce concept, ils ont aussi soulevé une question majeure : la réussite d’un travailleur dépend-elle des ambitions et des résultats de son entreprise ? Une question débattue par deux spécialistes.

Grandir avec son entreprise, c’est possible

La réussite d’un salarié est intimement liée à celle de son entreprise, estime Fabienne Guérin, Fabienne Guerin, directrice des ressources humaines au sein du groupe Technitoit. « Une société en phase de croissance peut offrir à ses collaborateurs des trajectoires de carrière intéressantes et rapides ainsi qu’un environnement de travail stimulant », avance-t-elle. Et les difficultés économiques auxquelles l’entreprise doit parfois faire face entament peu ce contexte d’épanouissement.

« En période de crise, les contraintes de ressources sont telles que l’entreprise est obligée de solliciter différemment les individus. Et c’est justement par la diversité des expériences que les salariés peuvent progresser et grandir. » Selon une étude menée en mars 2010 par le cabinet Towers Watson, de nombreux salariés estiment aussi que la réussite individuelle passe par celle de l’entreprise. Menée auprès de 23 pays dont la France, cette enquête révèle que 63 % des collaborateurs sondés se disent « personnellement motivés pour aider leur société à réussir. »

Des résultats qui confirment que les salariés sont animés par le challenge de porter leur entreprise vers le haut.

Il s’avère que les entreprises disposent d’un outil important pour optimiser l’efficacité professionnelle de leurs collaborateurs : la formation. Un levier de réussite incontournable qui permet non seulement aux salariés de progresser dans leur poste mais aussi d’évoluer vers d’autres fonctions.

« Lorsque nous ouvrons des agences en province, nous faisons en priorité appel à nos ressources en interne. Il n’est pas rare que nous proposions à nos commerciaux d’acquérir de nouvelles compétences, via des programmes de formation, afin qu’ils puissent occuper nos postes de directeurs d’agence », précise Fabienne Guérin.

Qui dit réussite, dit reconnaissance

Pour que ces actions de formation prennent tout leur sens, il convient toutefois de reconnaître les performances de ses collaborateurs.

« L’hJean-Michel Rollandomme n’est pas suffisamment au centre des préoccupations managériales et les entreprises mettant en place un plan de développement individualisé pour aider les salariés à étendre leurs champs de compétences se font trop rares », remarque Jean-Michel Rolland, .

Conséquence : lorsque ces sociétés rencontrent des difficultés économiques, « elles misent sur les salariés occupant un poste-clé, au détriment des autres. » Or, les entreprises auraient sitôt fait de mieux valoriser la réussite professionnelle de leurs collaborateurs. « Tout l’enjeu est toutefois de savoir sur quels critères les managers peuvent et savent évaluer les résultats de leurs équipes », argumente-t-il.

Afin de gagner en épanouissement professionnel, certains collaborateurs vont jusqu’à se détourner du salariat au profit de l’auto-entreprenariat, par exemple. « Beaucoup de travailleurs bâtissent leur réussite en fonction des opportunités qu’offre leur employeur. Toutefois, cette tendance est peu à peu en train de changer. La génération Y adopte une posture davantage liée au changement. Les jeunes actifs n’hésitent plus à prendre des risques et à se détourner de l’entreprise si celle-ci ne peut pas contribuer à leur réussite professionnelle », conclut Jean-Michel Rolland.

Aurélie Tachot

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PS : en relisant l'article,

PS : en relisant l'article, je dirais, en prime (je rigole) que ce sont les collaborateurs qui créent réellement la croissance de l'entreprise. Lorsqu'ils se contentent de faire leur travail sans qu'on leur demande de s'impliquer comme s'il s'agissait de leur propre entreprise, c'est le début de la fin et, pour les grands groupes, le début du mammouthisme style Education Nationale, où chacun ouvre un parachute, n'exprime aucune idée nouvelle et se retranche dans le conformisme ambiant. Ce sont souvent des PME avec des patrons charismatiques qui impriment cette marque de ce que je considère comme l'excellence du management et de la réussite.

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