4 types de personnalité au travail : de toxique à bienveillant | Expectra
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Personnalité au travail : du profil toxique au leader bienveillant

#bien-être au travail #diversité #leadership

5 juillet 2021

Une entreprise est un microcosme social où se côtoient toutes sortes de personnalités, situées à des points très variables sur l’échelle de la sympathie. Du charismatique au personnage sournois en passant par la forte tête, voici comment repérer ces différentes personnalités au travail et s’en faire des alliés ou composer avec leurs défauts.

La personnalité toxique au travail 

Crédit : Photo de Andrea Piacquadio provenant de Pexels

Véritable poison, la personnalité toxique n’épargne hélas pas le monde du travail. Protéiforme, elle peut prendre l’aspect d’un manager caractériel comme d’un collègue aussi mielleux que sournois. Dans tous les cas, son influence sur l’équipe est négative : le toxique réduit le moral des troupes, crée des dissensions et peut compromettre l’efficacité du travail.

Comment reconnaître une personnalité toxique en entreprise ?

  • Un sentiment de mal-être. Contrairement au feedback d’un leader bienveillant (qui sait souligner des points négatifs avec respect), celui du manager toxique ou du collègue malveillant vous laisse un goût amer car il est rabaissant – que ce soit explicite ou non. Vous vous sentez oppressé en sa présence, soulagé en son absence, drainé de votre énergie et/ou mal à l’aise après vos interactions.
  • La négativité. La personnalité toxique (même sous des allures sociables et charmantes) ne peut s’empêcher de dire du mal d’autrui. Elle abuse d’un mécanisme pervers en critiquant sous couvert « d’humour ». Aucun collaborateur ne trouve grâce aux yeux de cette personnalité narcissique et face à elle, l’estime de soi (et l’estime des autres) fond comme neige au soleil.
  • L’incapacité à reconnaître ses erreurs et sa faculté à culpabiliser les autres. Un collègue toxique est généralement incapable de se remettre en question et de reconnaître son appartenance à la catégorie des « toxiques ». Il rationalise son comportement pour retourner les situations à son avantage et fait porter la culpabilité sur certains collaborateurs.

Comment composer avec un collègue ou manager toxique ?

Contrairement aux personnes toxiques du cercle privé, vous ne pouvez pas échapper à celle qui pollue l’atmosphère au travail. Pour composer, les experts suggèrent d’allier deux tactiques souveraines : l’affirmation et le désengagement. 

Dans un premier temps, établissez vos limites fermement. Exemples : 

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Si on vous coupe la parole lors d’une réunion, répliquez par un « Je parlais et tu m’as interrompu. Je vais finir mon propos ». Ou encore, si le toxique vous sollicite constamment pour dire du mal d’autrui, coupez court à la dynamique : « Cela ressemble à du commérage et je n’ai pas envie de l’entendre », conseille la psychologue Amy Morin. Cette attitude risque d’engendrer une contrariété dans l’immédiat, mais vous protégera de bien du stress à long terme. 

Dans un deuxième temps, occupez votre esprit et votre temps loin de ces personnes malveillantes, dans la mesure du possible. Ruminer à longueur de journée sur ses actes et ses paroles n’aura pour effet que de prolonger l’effet du poison. D’autant que le négatif appelle le négatif et qu’il peut déteindre rapidement. Alors, pour éviter de devenir toxique, décidez de vous en protéger au maximum. 

La (trop) bonne pâte

Crédit : Photo de Karolina Grabowska provenant de Pexels

S’il inspire la sympathie car il incarne la gentillesse par excellence, le collègue « bonne pâte » peut finir par agacer par sa mollesse et sa tendance à se laisser marcher sur les pieds. Sa serviabilité le rend très agréable à vivre mais sa passivité peut nuire aux projets communs.

Comment repérer un collaborateur trop gentil ?

  • Il ou elle dit oui à tout. La bonne pâte n’ose pas affirmer ses idées ; elle sera donc encline à suivre le mouvement, éviter le conflit et se ranger à l’avis des autres.
  • Le syndrome Calimero. Conséquence de son (trop) bon caractère : le gentil du bureau écope souvent des tâches ingrates, remontrances injustes et autres pratiques abusives. Il se retrouve donc dans une position de victime, qu’il souffre en silence ou s’en plaigne ouvertement.

Comment s’en faire un allié ?

Ne cédez pas à l’esprit de meute en confondant gentillesse et faiblesse, et en profitant vous aussi de la dynamique installée pour faire de la bonne pâte du bureau votre bouc-émissaire. Son empathie est précieuse alors montrez-lui plutôt du respect. Valorisez ses opinions et ses compétences. Encouragez-la à s’exprimer, sans tomber dans le piège de la condescendance en la protégeant ou la « maternant » à l’excès. 

La forte tête

Crédit : Sora Shimazaki provenant de Pexels

Contrairement à la bonne pâte, la forte tête est bien déterminée à ne pas se laisser marcher sur les pieds – et elle vous le fait savoir ! Têtue voire bornée, souvent extravagante et passionnée, parfois susceptible, ces traits de personnalité peuvent irriter mais ont aussi du bon : ce profil n’a pas son pareil pour défendre les intérêts d’une entreprise ou d’un collaborateur.

Comment repérer cette forte personnalité au travail ?

La question serait plutôt : comment ne pas la repérer ? La forte tête prend beaucoup de place et se voit de loin ! Qu’elle soit du genre à bougonner sans cesse, à provoquer ou à contester l’autorité, elle passe rarement inaperçue.

Comment composer avec ce fort caractère ?

Choisissez vos batailles. Lâchez prise sur ce qui vous déplaît (à moins qu’elle soit dans l’abus et l’irrespect). Face à ce type de personnalité, « le manager doit allier fermeté et souplesse pour en tirer le maximum », estime le coach Karim Manjra dans une interview pour L’Economiste. Il conseille d’être proactif car mal gérées, les fortes têtes « créent énormément de remous ». Et d’associer compliments (sans en abuser !) et recadrages en tête-à-tête, en tenant compte de leur sensibilité exacerbée.

Le leader naturel

Crédit : Photo de fauxels provenant de Pexels

Cette personnalité charismatique et bienveillante peut se retrouver à tous les échelons de la hiérarchie, bien que ses qualités naturelles de leadership la conduisent souvent au rôle de manager. Quel que soit son poste, elle sait inspirer confiance à ses collaborateurs et les motiver à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Comment repérer un leader ?

  • L’esprit d’initiative. Il n’attend pas qu’on lui demande son aide pour la proposer, et n’hésite pas à se présenter au petit nouveau dans l’entreprise pour lui en montrer le fonctionnement et le mettre à l’aise. Il ne se laisse pas facilement abattre par l’adversité et cherche toujours des solutions créatives aux problèmes.
  • Le sens de l’écoute. Développer le leadership est souvent associé à autorité et extraversion, ce qui n’est que partiellement vrai. Un leader naturel bienveillant n’impose pas ses décisions et sait se mettre en retrait pour manager efficacement. « Les leaders écoutent l’opinion des autres et prennent le temps d’y réfléchir », affirme Jennifer Cohen du magazine Forbes.
  • La positivité. Les leaders naturels inspirent confiance car ils dégagent une forme de force et de joie de vivre dont on a envie de se rapprocher. Conséquence ? Ils sont souvent bien entourés et cultivent les relations de qualité. « Les leaders naturels sont dignes de confiance et montrent l’exemple », souligne Jennifer Cohen.

Comment s’en faire un allié ?

Établir une relation de confiance avec autrui est la priorité du leader bienveillant, il ou elle appréciera donc l’honnêteté et la loyauté. Soyez vous-même, authentique, bienveillant et ouvert d’esprit. L’alliance avec ce type de collaborateur sur un projet est redoutablement efficace !

Et plus encore :

Communiquer avec ses collègues, comprendre les comportements d’autrui ou entretenir des liens… Tout cela est régi par notre cerveau social. Découvrez comment ce cerveau gère les relations et interactions sociales au travail

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