Des bonnes résolutions, vraiment ? | Expectra
progress bar

que nous souhaiter de plus ?

#bien-être au travail #innovation #motivation

19 janvier 2022

Ah… Naviguer dans l’incertitude… on connaît bien maintenant ! On a notre brevet de nage en eaux troubles, notre « PASS » d’adaptabilité ; depuis des années qu’on nous bassinait avec « soyons plus agiles » quand advient l’inattendu.. et bien nous voilà super agiles et bien re-concentrés sur nos valeurs. Voilà qui est positif pour commencer l’année avec optimisme non ? Que nous souhaiter de plus que de continuer à accueillir les évènements comme ils viennent ? Des quoi ? Des bonnes résolutions ? Mais vous plaisantez j’espère !

Bonnes résolutions vraiment ?

Comment se fait-il qu’en l’espace de quelques minutes, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, chaque année, il se passe un phénomène masochiste chez pratiquement tout le monde ?

  • On reçoit des palanquées* de vœux, de souhaits de santé, de bonheur et de succès… et dans la minute qui suit, on s’inflige à nous-mêmes des « bonnes » résolutions ?
  • Qu’est-ce qui se passe dans nos cerveaux à ce moment-là ? : « naaan je n’ai pas mérité tant de souhaits de bonheur, ça ne peut pas être vrai, pas tout pour moi ! »
  • On n’a même pas le temps de savourer « l’idée » d’une nouvelle année pleine de promesse qu’on la réduit à des défis, des injonctions, des contraintes !???

Pourquoi s’inflige-t-on des « bonnes » résolutions ?! Imaginez, si on en formulait de mauvaises, est-ce que ce serait plus facile à mettre en œuvre ? Faisons l’exercice :

  • Je vais me remettre à dépenser mes sous dans de la Fast Fashion !

Impossible, c’est contre mes nouveaux principes ! J’ai trié ma penderie – comme tout le monde – pendant le 1er confinement et je sais que j’ai encore dans mes placards de quoi vêtir 5 personnes avec toutes mes fringues ; non pas celle-là !

expectra expert de vos métiers informatique & télécoms.

en savoir plus

  • Bien envie d’arrêter le Pilate moi…

Ce cours du mardi à 13h15 ne m’arrange pas du tout, maintenant qu’on est en télétravail je ne vais quand même pas perdre 1h aller-retour pour souffrir ! En même temps, je retrouve une bande sympa et on se motive, c’est bon aussi pour le moral. Allez je continue !

  • Ah ça y est j’ai trouvé : je vais de nouveau me déplacer en voiture. La voilà la bonne mauvaise résolution et j’ai même la bonne excuse : le virus !

Au moins dans mon habitable désinfecté et qui fleure bon l’huile essentielle de cèdre, je suis tranquille ! J’écoute des émissions intelligentes et je ne contamine pas les autres. En plus c’est une hybride, alors j’ai ma bonne conscience avec moi.
Hmmmm… En même temps, je me suis habituée à aller à mes rendez-vous à pied ou en transport, à prendre le train et même le car pour rejoindre des bourgades éloignées. Bien sûr je me suis achetée un vélo au moment du déconfinement le 11 mai 2020… et j’avoue que tant qu’il ne pleut pas, c’est cool. Et dans tous les cas, au prix de l’essence et avec ma mauvaise conscience d’augmenter la pollution… Je ne tiendrai pas longtemps avec cette mauvaise résolution !

Entre un but inatteignable et une aventure passionnante je choisis…

Vous le voyez, les résolutions, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, elles ont le même défaut : elles visent bien souvent un objectif inatteignable et on le sait bien. On lit ici et là qu’il faut découper nos projets en séquences réalistes, avec des étapes, des points d’étapes, des revalorisations et rectifications de tir ; mais ça reste quand même des objectifs à atteindre non ?

ET SI on laissait notre propre énergie nous guider ? Nous faire confiance ?
« L’énergie qu’on déploie à essayer de contrôler l’incontrôlable est aussi futile que tenter de sculpter du brouillard » (Izzy Gesell, improvisateur)

Il n’est pas ici question de rester inactif, au contraire, mais d’appliquer les règles de l’improvisation théâtrale à nos vies bien secouées. Le pire en impro, c’est de rester sur ses gardes, d’être réticent, croyant qu’on est plus en sécurité. Qu’on soit introverti ou pas, la crainte de l’échec freine toute action, on s’enferme dans une situation de blocage alors qu’on se croit en sécurité en ne faisant rien ; or pour faire avancer l’histoire, on doit s’engager, physiquement et émotionnellement et pour cela se faire confiance.

Regardez la NATURE, est-ce qu’elle se fixe un objectif ? Elle met en branle le processus avec la même vigueur, la même intensité, avec obstination ! Franchement elle a confiance en elle et se moque de nos pandémies et nos questionnements ; ne parle-t-on pas des FORCES DE LA NATURE ? La force forte, la force faible, la force électromagnétique et la force gravitationnelle. C’est tout nous ça non ? Nos forces, nos vulnérabilités, notre relationnel et notre ancrage… Allllllllllllez !!

« On ne peut annuler l’arrivée du Printemps » (David Hockney)
Regardez autour de vous, pandémie ou pas, télétravail ou présentiel, élections ou soulèvements, la jonquille refleurira bientôt. Alors, levez les yeux et guettez l’hirondelle !

*Palanquées : ça veut dire « plein » mais ça fait plus érudit.

à propos de l’auteure

Michèle Côme a monté son 1er One-woman-show à l’âge de 20 ans et malgré tout, fait toute sa carrière dans le monde du droit, plus précisément du droit du numérique et des technologies appliquées au droit (en vrai c’est passionnant). L’innovation est son moteur et comme elle connaît bien les rouages des grandes entreprises, elle sait ajuster l’humour pour une créativité appropriée aux situations les plus stratégiques. L’improvisation théâtrale appliquée est son outil favori (« il est puissant et fun »). Ses sujets de prédilections sont les RH, les transformations managériales, et les carrières des femmes. « Mon credo est FUN IS NEVER A WASTE OF TIME. »

💖 Et plus encore : le Coup de cœur de Michèle Côme

Hommage à Jean-Pierre BACRI
Auteur et comédien, il savait s’engager tout entier et concentrait son énergie dans son personnage. Contrairement à ce que la plupart des gens pensent, pour faire une bonne impro il ne s’agit pas d’être rapide mentalement, de faire des mots d’esprit. Il faut être engagé, venir avec un personnage « chargé », avec son histoire, ses fêlures, sa tendresse. Le texte coulait de source ensuite. Cette improvisation en est la preuve :

que nous souhaiter de plus ?

à lire aussi

comment intégrer un nouveau collaborateur ?

lire l'article

chargement de l'article suivant

tous les articles sont affichés !

vous aimez nos articles ?

abonnez-vous à notre newsletter.

En inscrivant mon adresse email, j'accepte de recevoir les newsletters du blog Expectra.

envoyez cet article par mail.