des pauses s’imposent.

#bien-être au travail #motivation #productivité

11 juin 2024

À moins d’être un robot ou une machine, vous avez besoin de moments de pause dans votre journée de travail. Et ce quelles que soient les tâches que vous réalisez. Il en va de votre bien-être au travail, mais aussi de votre productivité. Alors que la vie professionnelle est jalonnée d’obligations et d’impératifs en tous genres, ne serait-il pas temps de décomplexer ces interstices buissonniers ?

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une pause, ça vous dit ?

« Je fais une pause-café, tu me suis ? » Cette phrase, que vous avez certainement entendue, paraît anodine. En réalité, elle soulève un sujet capital : l’importance des moments de pause au travail. En France, dès que vous avez travaillé 6 heures d’affilée sur une journée, vous bénéficiez de 20 minutes consécutives de pause, selon l’article L3121-16 du Code du travail. Voilà pour la durée légale. Car, en parallèle, il est important de faire des micro-pauses, d’après les spécialistes en neurosciences. Dans son ouvrage « J’arrête de courir après le temps », la coach Nina Bataille compare notre attention à un réservoir d’essence. Celui-ci est plein le matin après une bonne nuit de sommeil et se vide au fur et à mesure de la journée et des tâches intellectuelles ou physiques que l’on réalise. C’est au cours de ces périodes de pause qu’un individu peut justement « faire le plein » d’attention. 

Prendre une pause, c’est donc « investir » du temps pour finalement en gagner ! Il est donc temps de les assumer. « Les pauses ne doivent pas être considérées comme du non-travail. Au contraire, elles font partie de sa régulation », explique Jean-Christophe Villette, psychologue du travail et administrateur de la Fédération des intervenants en risques psychosociaux (FIRPS).

atténuer la surcharge cognitive.

C’est d’autant plus important de s’accorder des moments de pause que la capacité de concentration de notre cerveau – managers et grands chefs compris ! – s’établit entre 45 et 90 minutes, en fonction des individus. Au-delà, notre cerveau se fatigue. 

Concrètement, nos capacités d’attention diminuent, notre concentration se réduit, nos prises de décision s’altèrent, notre impulsivité augmente, nos émotions ne sont plus régulées… « La surcharge des circuits cérébraux est la première cause de contre-performance dans un  environnement de travail », écrit le psychiatre américain Edward Hallowell dans son ouvrage « Overloaded circuits : Why smart people underperform »

Pour atténuer la surcharge cognitive à laquelle notre cerveau est confronté, 5 minutes de pause par heure suffisent en cas de travail intensif ou 15 minutes toutes les 2 heures lorsque les conditions de travail sont plus classiques. C’est le temps nécessaire pour que l’équilibre cognitif soit retrouvé et que le cerveau se « restaure » et fonctionne de nouveau à plein régime.

+50% de concentration.

Les pauses au travail n’ont pas forcément besoin d’être longues. Plusieurs études menées par la NASA indiquent que 20 minutes de break permettent d’augmenter la productivité de 35% et la concentration de 50%. 

Pour qu’elles soient efficaces – c’est-à-dire reposantes – ces pauses ne doivent toutefois pas être employées à réaliser des tâches similaires à celles de votre poste. Typiquement, les bienfaits de la pause seront quasiment nuls si vous travaillez déjà devant un écran et qu’au moment de souffler, vous attrapez votre smartphone (un autre écran) pour scroller sur Instagram. Ce sont plutôt des activités qui facilitent le « rafraîchissement » cognitif qui sont les plus efficaces : prendre l’air, méditer, prendre un café, pratiquer un sport… 

Réaliser une sieste au bureau – de 10 à 20 minutes – permet également à son cerveau de restaurer ses facultés. Dans certains pays, cette pratique est très ancrée : en Chine, le sommeil diurne est un droit constitutionnel depuis 1949 tandis qu’au Japon, la sieste au travail est souvent obligatoire pour les salariés. 

gérer son temps, ça s’apprend.

Échéances, deadlines, horaires … En entreprise, où tout doit être fait « ASAP », les impératifs sont nombreux et il est malgré tout fréquent de zapper la pause et de céder à la pression ambiante. En matière de gestion du temps, une méthode monte en puissance depuis la fin des années 80 et permet justement aux salariés de mieux s’aligner avec le fonctionnement de leur cerveau. Développée par l’universitaire italien Francesco Cirillo, la technique « Pomodoro » permet aux travailleurs d’alterner des cycles de travail de 25 minutes avec des courtes pauses de 5 à 10 minutes. « L’objectif est de rester concentré à 100 % sur une seule et unique tâche pendant ces 25 minutes », explique Jean-Christophe Villette. Une méthode qui requiert de la discipline puisqu’elle suppose de « définir les objectifs de chaque phase de travail ». Mais qui est dans l’ère du temps car parfaitement alignée avec le management par objectifs, qui décorrèle (enfin) la productivité du temps de travail.

et plus encore : 

Découvrez nos conseils concrets pour appliquer la technique Pomodoro ou trouver LA  méthode pour booster votre productivité selon votre situation et vos objectifs.  

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