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Demander une augmentation de salaire : ils l’ont fait

#augmentation #marché de l'emploi #productivité

20 octobre 2021

Moment délicat de toute carrière, aborder la question du salaire se prépare, s’anticipe, se révise, se redoute parfois. Pourtant, il est nécessaire de passer par là, car les augmentations de rémunération ne tombent pas du ciel… dans la plupart des cas ! Témoignages de professionnels qui ont osé.

🧘 La patience a du bon pour être augmenté !

« Après 4 ans d’expérience dans la même structure, je n’avais jamais osé réclamer une augmentation. Je me sentais encore l’âme d’un jeune diplômé et j’espérais secrètement une proposition spontanée de la direction en signe de reconnaissance. J’ai eu le déclic lorsqu’un collègue avec un peu moins d’expérience a tenté de négocier son salaire à la hausse et a eu gain de cause. J’ai donc attendu 3 mois avant de solliciter ma N+1 pour un entretien de négociation. Pour mettre toutes les chances de mon côté, j’ai préparé mes meilleurs arguments (expérience, productivité, capacité à fédérer) et quelques projections (actions sur l’année et constitution d’une petite équipe avec un stagiaire pour accélérer tel projet). Ils ont apprécié ma vision stratégique et mon investissement. Par chance, je n’ai même pas eu besoin de négocier pour obtenir le salaire convoité (+10%)

Samir, chargé de communication

💪 Comme quoi, sur un malentendu…

« J’ai obtenu une augmentation au culot et je n’avais même pas un an d’ancienneté dans l’entreprise. J’avais travaillé 6 mois au bureau de Moscou avant d’être transféré en France. En arrivant ici, j’ai commencé par demander le poste de chef de bureau. Ils ont accepté, j’ai alors voulu renégocier mon salaire. Ils n’étaient pas vraiment partants car je venais d’arriver, mais mes arguments pour justifier d’une révision salariale semblaient faire sens : j’ai répliqué que ce n’était pas logique de m’accorder la promotion sans le salaire qui allait avec, et j’ai réclamé un nouveau contrat avec 15% de plus. Ma direction a voulu descendre à 8%, et après une petite bataille d’e-mails, nous nous sommes mis d’accord sur 10%. L’avantage que j’avais pour bien négocier, c’est que je travaille pour un client qui paie beaucoup et qu’ils tiennent à garder. En revanche, je sais très bien que je ne pourrais plus réclamer d’augmentation avant un moment. »

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Sacha, traducteur

😒 Une demande non négociable… qui a provoqué mon départ

« L’ennui me gagnait, j’ai alors accepté les sollicitations de la concurrence pour rejoindre une nouvelle entreprise au même poste. Je ne cherchais pas à avoir un salaire plus haut, uniquement un travail plus stimulant. Je n’ai donc pas négocié mon salaire à l’entrée. J’ai cependant accepté de passer du forfait heure au forfait jour (je ne comptais donc plus mes heures). Résultat : pour un même salaire, je travaillais plus. J’ai patienté 3 ans, le temps de faire mes preuves, pour aborder le sujet lors de mon entretien annuel. Ma N+1 a peu réagi et m’a précisé qu’elle en parlerait à la direction. Je n’ai jamais eu de retour et n’ai pas osé revenir sur le sujet. J’ai pris mon mal en patience et ai ré-abordé le sujet l’année suivante. Même réponse de ma N+1. Seulement, cette fois, je l’ai eu en travers de la gorge car je ne me sentais ni entendue ni reconnue pour mon investissement. 6 mois plus tard, le patron a demandé à me voir pour m’expliquer que je gagnais 10 000€ par an de plus que la moyenne des collaborateurs. J’ai rétorqué que j’avais 10 ans d’expérience de plus et que j’avais fait mes preuves, mais il a maintenu ses positions. Je suis partie de son bureau agacée et ai ré-activé mon réseau professionnel. Un an après, j’ai donné ma démission ! Cette fois, j’ai négocié mon salaire à l’embauche et aujourd’hui, je me sens bien dans mon poste et reconnue à ma juste valeur (tant financière que personnelle). »

Charlotte, responsable back-office

💢 Le mensonge ne paie pas

« J’ai demandé une augmentation au bout de la troisième année car à ce moment-là, j’avais pris des responsabilités supplémentaires par rapport à mon poste initial. On m’a directement répondu “non”, car apparemment ils n’avaient pas réussi à augmenter mon taux journalier moyen auprès du client depuis un an. Or je savais très bien qu’il avait été augmenté deux fois ! Mais je ne pouvais pas le dire car je n’étais pas censée le savoir. A la place, j’ai donc insisté sur mes nouvelles responsabilités et on m’a proposé un deal : m’augmenter un peu dans l’immédiat, et renégocier six mois plus tard si je changeais de client. Après mon changement de client six mois plus tard, quand j’ai de nouveau abordé le sujet, la réponse a été “qu’en fait la nouvelle augmentation devait avoir lieu six mois après le changement de client”, soit un an après la négociation initiale… Ce n’était pas du tout ce qui avait été convenu, alors je suis partie ! »

Alicia, consultante RH

💸 Plan B : réévaluer la rémunération variable

« J’ai à charge le développement commercial d’un pôle d’une petite entreprise où j’assure également l’opérationnel. Le chiffre d’affaires était en hausse mais j’avais de moins en moins de temps pour assurer le suivi des clients. Comme j’ai une vue sur la rentabilité du pôle, j’ai analysé les possibilités pour envisager la suite à ma façon : conserver le déploiement du pôle et recruter une personne pour l’opérationnel. Le hic avec cette configuration, c’est que l’entreprise perdait un peu d’argent (en attendant d’en rentrer). J’ai donc pensé à un compromis : réduire un peu mon salaire fixe pour embaucher un alternant et bénéficier de commissions plus importantes pour chaque contrat conclu. Résultats : l’entreprise a accepté sans rechigner, l’alternant a été embauché et j’y gagne en salaire ! »

Ludice, chargée d’affaires

🤓 Un argumentaire solide pour justifier la hausse

« Je travaillais en freelance pour cette entreprise depuis quelques années et ils m’ont embauchée. Je me suis aperçue que je gagnais moins en tant que salariée, alors j’ai voulu négocier une augmentation. Je savais qu’il me fallait de bons arguments, c’est-à-dire qui les intéressaient eux, pas juste « je gagne moins et ça ne me va pas » ! J’ai donc fait une liste :

  • mon poste a évolué, j’ai plus de responsabilités,
  • j’ai de l’ancienneté même si c’était en tant que freelance,
  • je fais plus dans mes journées que ce que dit mon contrat,
  • je suis la seule à parler plusieurs langues et à pouvoir gérer les contacts étrangers,
  • je maîtrise des outils que personne d’autre ne manie dans la boîte…

Au final, j’ai demandé une hausse de 12% pour obtenir 9%. »

Deborah, administratrice réseau

📉 Pas de hausse du salaire, mais une diminution des missions

« Après trois ans sans évolution de salaire alors que ma charge de travail augmentait, je me suis décidé à négocier à l’occasion de mon entretien annuel. Je m’étais bien préparé, mais c’était une toute petite entreprise et on m’a expliqué qu’on n’avait tout simplement pas les moyens d’envisager une augmentation salariale. En revanche, on m’a proposé de réduire mes missions pour qu’elles correspondent davantage à ma rémunération. Pour me soulager, on a fait appel à un stagiaire afin de gérer les tâches répétitives ou à faible valeur ajoutée. Cependant, cette nouvelle organisation a largement amoindri mon intérêt pour le poste. J’ai tenu six mois, puis j’ai commencé à chercher ailleurs. »

Erwan, assistant commercial

🤩 Quand l’ancienneté fait défaut mais les compétences compensent…

« Cela faisait environ un an que je travaillais dans ma société. Je me débrouillais bien, j’étais chez un client et j’allais chercher des projets, je donnais des informations aux commerciaux pour qu’ils puissent placer d’autres personnes, et j’étais montée en compétences sur plusieurs domaines. J’ai toujours du mal à aborder le sujet du salaire moi-même car il est un peu épineux alors j’ai profité du bilan annuel pour demander une augmentation. Quand la fin de l’entretien a approché et que mon responsable m’a demandé si j’avais des questions, j’ai fait remarquer qu’on n’avait pas parlé de la rémunération. Il m’a encouragé à continuer sur le sujet, alors j’ai avancé les arguments que j’avais préparés (lien avec les commerciaux, montée en compétences, etc.), en concluant sur le fait que selon moi, cela valait bien 15% d’augmentation. Il était d’accord avec moi sur le principe mais m’a dit que je n’avais pas assez d’ancienneté pour une telle augmentation et m’a proposé 10%. Je pense que j’aurais pu essayer de monter à 12%, mais c’était déjà pas mal. J’ai donc obtenu mon augmentation, même si elle était un peu moins importante que ce que je visais. »

Emilie, cheffe de projet

👥 Faire un parallèle avec les autres collaborateurs… ça aide !

« Tout est parti d’un événement clé : la recherche d’un profil pour le même poste que le mien mais dans une autre région. Au même salaire et même grade que moi, ils n’ont pas trouvé le candidat idéal. Ils ont donc recruté une personne qui disposait d’un grade supérieur et donc d’un salaire plus élevé (l’entreprise fonctionne avec une grille de rémunération). Seulement, je faisais les mêmes missions et je suis naturellement devenu le référent national. Je suis donc allé voir mon manager pour lui demander de revoir mon grade et ma rémunération. Il était raccord sur le principe et m’a demandé de lister mes arguments lors de l’entretien annuel pour formaliser ma demande et l’appuyer auprès de la direction. J’ai apprécié sa reconnaissance et il a défendu mon dossier comme prévu. J’ai donc pu évoluer et bénéficier de 8% de plus de rémunération. »

Lucas, responsable SI (système d’information)

Et plus encore :

Même si une demande d’augmentation de salaire est légitime, elle n’est pas toujours facile à manier. Pour vous lancer, vous pouvez commencer par estimer votre salaire et adopter un état d’esprit propice à la négociation salariale.

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