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Surcharge de travail : ressenti ou réalité ?

#bien-être au travail #motivation #productivité

8 novembre 2021

L’excès de travail nuit à la santé… mais aussi à la productivité, c’est scientifiquement prouvé ! Pour conserver votre enthousiasme et votre efficacité, faites attention à la surcharge de travail. Petit point pour l’identifier et s’en prémunir.

Votre sonnerie de téléphone retentit : c’est important, alors vous décrochez. Pendant ce temps de conversation, vos yeux sont rivés sur le nombre de mails qui s’accumulent. L’appel se termine et vous ajoutez une énième tâche dans une to-do list déjà longue comme votre bras. Bref, vous avez beau essayer d’être sur tous les fronts, vous êtes débordé.e !

La situation vous semble familière ? Bienvenue dans le club !

La crise sanitaire a provoqué en 2020 un net recul de la durée annuelle effective du travail, selon la DARES : 1506 heures par an, et 37,4 heures par semaine. Cependant, une enquête menée par la CGT en 2021 révèle un ressenti bien différent de la part des travailleurs français : « la moitié des répondants affirment que leur charge de travail a augmenté, de même que le temps passé à travailler ». En cause ? Le manque d’encadrement du télétravail, qui entraînerait des pauses plus courtes et moins nombreuses, ainsi qu’un temps de déconnexion amoindri.

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Or, au-delà d’un certain nombre d’heures hebdomadaires, le bien-être au travail est impacté, la productivité anéantie et les risques psychosociaux décuplés. Une étude publiée en 2018 par l’Organisation internationale du travail l’atteste : « travailler régulièrement pendant des heures excessivement longues réduit la productivité horaire en raison d’une plus grande fatigue, et les travailleurs ayant de longues journées de travail et/ou une charge de travail importante signalent une diminution de la satisfaction au travail et de la motivation. ». Sans parler du fameux burn-out qui guette…

Alors, pour prendre soin de votre vie professionnelle/personnelle, l’heure est à un état des lieux ! 💪

Définition de la surcharge de travail

La surcharge de travail est une notion floue, non définie par la loi, que ce soit selon le code du travail ou la sécurité sociale. L’Anact (Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail) précise toutefois que la charge de travail recouvre trois dimensions :

  • la charge prescrite : tout ce qu’il est demandé de faire,
  • la charge réelle : tout ce qui est réellement effectué,
  • la charge vécue : la représentation subjective que le travailleur se fait de sa charge mais aussi du sens de son travail.

Et pour le télétravail comme pour le présentiel, les trois dimensions comptent !

➡️On pourrait donc dire qu’il y a une surcharge de travail lorsque l’une ou plusieurs de ces dimensions dépassent vos ressources (en temps et/ou en énergie).

Quand la charge de travail pose problème

Selon l’Anact, « une surcharge de travail, temporaire, visible, reconnue, qui « a du sens » (pour faire face à une situation inédite par exemple) n’est pas toujours mal vécue par le collaborateur. C’est lorsqu’elle dure, mais aussi lorsqu’elle n’est pas visible, pas discutée et pas régulée qu’elle pose problème. ».

  • Certains vivront ainsi très bien de cumuler les heures supplémentaires pendant quelques semaines pour mener à bien un projet stimulant, par exemple.
  • En revanche, se sentir constamment débordé de travail n’a que des effets néfastes pour la santé : cela génère une surcharge mentale, un stress au travail et peut mener jusqu’au burn-out (syndrôme d’épuisement professionnel et d’épuisement émotionnel).

⚠️ L’OMS met aussi en garde sur le temps de travail : exercer plus de 50 heures par semaine augmente significativement les risques de décès en lien avec une pathologie cardiovasculaire.

Surcharge ou désorganisation ?

La surcharge de travail est un problème bien réel. Toutefois, il est aussi fréquent de se déclarer « débordé.e ! » par réflexe… Pour faire la part des choses, demandez-vous d’abord ce que vous pourriez faire pour mieux vous organiser. Si votre gestion du temps est irréprochable, par élimination, la reconnaissance d’une trop forte charge de travail s’impose.

Pour bien faire la part des choses, quelques suggestions :

  • Votre charge de travail est-elle raisonnable ? Si vous enchaînez les semaines de 60 heures, ne déconnectez jamais et que l’on vous fixe des objectifs -objectivement- impossibles à atteindre, la meilleure organisation du monde ne saurait y remédier.
  • Ressentez-vous des symptômes liés au stress physique et mental ? Douleurs et troubles musculo-squelettiques, insomnie, excès d’humeur…sont autant de signes qui doivent vous alerter.
  • Comparez-vous : vos collègues ont-ils la même charge que vous ? Si oui comment le vivent-ils ?

➡️Couchez vos journées/semaines sur papier. Planifier d’avance vous permettra de clarifier ce qui relève d’un manque d’organisation et ce qui relève…de l’impossible.

💡 Toujours charrette malgré une organisation martiale ? Réduire votre charge mentale et de travail s’impose : qui veut aller loin ménage sa monture… 💪

Comment prouver une surcharge de travail ?

Si la notion de surcharge de travail est partiellement subjective, il est important de vous baser sur des éléments concrets.

A ce titre, vous pouvez « monter un dossier » pour attester de votre surcharge :

  • notez vos heures,
  • les tâches qui vous sont demandées,
  • les appels et messages reçus,
  • sans oublier de préciser les dates et les moments (pour prouver que l’on vous contacte à répétition le week-end par exemple), à l’échelle de quelques semaines ou mois.
  • Notez aussi un rapport journalier de vos activités, des résultats obtenus, pour attester également de vos capacités, de votre bonne foi et de votre organisation.

Pour en parler :

  • Abordez d’abord le sujet avec votre manager et/ou responsable RH.
    Selon l’Anact, « la régulation de la charge de travail se traite en premier lieu au niveau du manageur et du salarié mais peut aussi impliquer les collègues, les autres services, voire les clients, les fournisseurs, les financeurs, le CA, etc. Le sujet doit donc être discuté de façon transversale : en équipe, entre managers, au sein du comité de direction et dans les IRP.»
  • Enfin, n’hésitez pas à consulter la médecine du travail pour parler de votre épuisement professionnel et de votre ressenti.

Des clefs pour alléger la charge

Toujours d’après l’Anact, qui propose un kit méthodologique pour aborder ce problème, réguler sa charge de travail suppose d’agir à trois niveaux :

  • Suivre et évaluer la charge de travail (par des échanges entre manager et collaborateur)
  • Ajuster et adapter (en appliquant les outils d’organisation et de priorisation, mais aussi en sachant dire « non » – aux sollicitations superflues, par exemple. Un simple « Désolé.e, j’ai déjà des engagements » fait souvent l’affaire !)
  • Planifier et anticiper (prendre en compte la problématique de la charge de travail au moment de fixer les objectifs)

Et plus encore :

Si le surmenage professionnel est aux antipodes d’une bonne qualité de vie au travail, cela ne nous empêche pas d’adopter de mauvais réflexes. Bourreau de travail ou en quête de conseils pour mieux concilier vie personnelle/professionnelle, faites évoluer vos pratiques ! 💪

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